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C'est confidentiel et gratuit!

Fais confiance à Droits et recours. Nous pouvons t’aider dans plusieurs situations.

A
Soutien et accompagnement

Recevoir du soutien et de l’accompagnement individuel ou collectif par des intervenants qui croient en mes capacités.

B
Confiance en soi

Reprendre confiance en moi en procédant à des démarches de défense de droits étape par étape, à mon rythme.

C
Retrouver l'autonomie

Acquérir de nouvelles connaissances, faire des choix libres et éclairés, retrouver mon autonomie et me réapproprier le pouvoir sur ma vie.

D
Respect

Me faire reconnaître et respecter d’abord et avant tout comme étant une personne à part entière.

Je suis une personne, pas une maladie!

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Dernières nouvelles

Psychiatrie : un profond changement de modèle s’impose

Anick Lepage, directrice générale de Droits et Recours Santé Mentale Gaspésie-Les-Îles ici compagnie de Doris Provencher, directrice générale de l’AGID-SMQ, lors du colloque annuel de l’organisme nationale tenu à Alma en mai dernier. (Crédit: Karyne Boudreau)

CAPLAN, 18 juin 2018 – Droits et Recours Santé Mentale GÎM joint sa voix à celle de ses pairs d’un peu partout au Québec pour exprimer son ras-le-bol à l’égard de la coercition en psychiatrie.

La situation est telle que les membres de l’Association des groupes d’intervention en défense des droits en santé mentale du Québec (AGIDD-SMQ) ont choisi, le 30 mai dernier, d’adopter, en assemblée générale, une position pour réitérer leur choix de militer contre les mesures de contrôle et promouvoir des alternatives à l’ensemble des mesures d’exception. Surtout, ils s’engagent à une vigilance proactive et systémique du respect des droits humains et à la dénonciation systématique des abus, des dérives et des pratiques coercitives en santé mentale incluant les mécanismes d’exception.

« Le mouvement de promotion et de défense des droits en santé mentale a toujours été proactif et moteur de changement pour valoriser des pratiques plus humaines et nous entendons poursuivre la route en ce sens. Les personnes vivant un problème de santé mentale revendiquent l’humanisation des soins et services et nous comptons bien établir des alliances avec différents acteurs pour la réaliser », affirme Anick Lepage, directrice général de Droits et Recours.

Réunis à Alma, les membres de l’AGIDD-SMQ y sont allés de lourds constats. Les personnes vivant un problème de santé mentale subissent les mécanismes d’exception que sont l’isolement et la contention, l’hospitalisation forcée ainsi que le traitement forcé, et ce, au détriment de leurs droits. Le tout est détaillé dans une publication ayant pour titre «Psychiatrie : Un profond changement de modèle s’impose». Les atteintes aux droits sont multiples.

Mesures de contrôle (isolement et contention) : Les mesures de contrôle sont souvent employées comme moyen de pression ou de punition face à des comportements qui dérangent, donc dans un esprit contraire à la loi. On voit aussi des mesures d’isolement déguisées être utilisées sans être soumises aux prérogatives de la loi.

Garde en établissement : Le pourcentage des personnes représentées par avocat reste faible (40%) tout comme le taux de présence de la personne concernée (52%) au Tribunal. S’ajoute la durée de l’audience : une moyenne de 6 minutes, ce qui est expéditif pour priver une personne de sa liberté pour une moyenne de 21 jours. Quant à l’accueil des requêtes par la Cour, il est toujours aussi important (92%) ce qui est étonnant pour une mesure dite d’exception. La notion de dangerosité est régulièrement confondue avec les préjugés liés à la santé mentale, aux diagnostics ou encore avec la «dérangerosité».

Autorisation judiciaire de soins : Les AJS sont accordées presque systématiquement pour une moyenne de trois ans, assez souvent sans que la personne en soit informée. Lorsqu’elle l’apprend, il est habituellement trop tard pour la contester, le jugement ayant été rendu et les recours sont, somme toute, inexistants. De plus, il est excessivement difficile, voire impossible, de trouver un avocat dans le délai imparti. Enfin, la personne est fréquemment absente à la Cour, ce qui est questionnable puisque le juge doit statuer sur son aptitude à consentir.

Pour Anick Lepage de Droits et Recours, il est frustrant de voir les droits des personnes bafoués dans un contexte où des alternatives existent, principalement pour remplacer les mesures de contrôle, et sachant que l’ONU a déposé plusieurs recommandations concernant la lutte à la coercition en psychiatrie.

Psychiatrie : un profond changement de modèle s’impose

Anick Lepage, directrice générale de Droits et Recours Santé Mentale Gaspésie-Les-Îles ici compagnie de Doris Provencher, directrice générale de l’AGID-SMQ, lors du colloque annuel de l’organisme nationale tenu à Alma en mai dernier. (Crédit: Karyne Boudreau)

CAPLAN, 18 juin 2018 – Droits et Recours Santé Mentale GÎM joint sa voix à celle de ses pairs d’un peu partout au Québec pour exprimer son ras-le-bol à l’égard de la coercition en psychiatrie.

La situation est telle que les membres de l’Association des groupes d’intervention en défense des droits en santé mentale du Québec (AGIDD-SMQ) ont choisi, le 30 mai dernier, d’adopter, en assemblée générale, une position pour réitérer leur choix de militer contre les mesures de contrôle et promouvoir des alternatives à l’ensemble des mesures d’exception. Surtout, ils s’engagent à une vigilance proactive et systémique du respect des droits humains et à la dénonciation systématique des abus, des dérives et des pratiques coercitives en santé mentale incluant les mécanismes d’exception.

« Le mouvement de promotion et de défense des droits en santé mentale a toujours été proactif et moteur de changement pour valoriser des pratiques plus humaines et nous entendons poursuivre la route en ce sens. Les personnes vivant un problème de santé mentale revendiquent l’humanisation des soins et services et nous comptons bien établir des alliances avec différents acteurs pour la réaliser », affirme Anick Lepage, directrice général de Droits et Recours.

Réunis à Alma, les membres de l’AGIDD-SMQ y sont allés de lourds constats. Les personnes vivant un problème de santé mentale subissent les mécanismes d’exception que sont l’isolement et la contention, l’hospitalisation forcée ainsi que le traitement forcé, et ce, au détriment de leurs droits. Le tout est détaillé dans une publication ayant pour titre «Psychiatrie : Un profond changement de modèle s’impose». Les atteintes aux droits sont multiples.

Mesures de contrôle (isolement et contention) : Les mesures de contrôle sont souvent employées comme moyen de pression ou de punition face à des comportements qui dérangent, donc dans un esprit contraire à la loi. On voit aussi des mesures d’isolement déguisées être utilisées sans être soumises aux prérogatives de la loi.

Garde en établissement : Le pourcentage des personnes représentées par avocat reste faible (40%) tout comme le taux de présence de la personne concernée (52%) au Tribunal. S’ajoute la durée de l’audience : une moyenne de 6 minutes, ce qui est expéditif pour priver une personne de sa liberté pour une moyenne de 21 jours. Quant à l’accueil des requêtes par la Cour, il est toujours aussi important (92%) ce qui est étonnant pour une mesure dite d’exception. La notion de dangerosité est régulièrement confondue avec les préjugés liés à la santé mentale, aux diagnostics ou encore avec la «dérangerosité».

Autorisation judiciaire de soins : Les AJS sont accordées presque systématiquement pour une moyenne de trois ans, assez souvent sans que la personne en soit informée. Lorsqu’elle l’apprend, il est habituellement trop tard pour la contester, le jugement ayant été rendu et les recours sont, somme toute, inexistants. De plus, il est excessivement difficile, voire impossible, de trouver un avocat dans le délai imparti. Enfin, la personne est fréquemment absente à la Cour, ce qui est questionnable puisque le juge doit statuer sur son aptitude à consentir.

Pour Anick Lepage de Droits et Recours, il est frustrant de voir les droits des personnes bafoués dans un contexte où des alternatives existent, principalement pour remplacer les mesures de contrôle, et sachant que l’ONU a déposé plusieurs recommandations concernant la lutte à la coercition en psychiatrie.

4e Journée nationale 

NON AUX MESURES DE CONTRÔLE

À l’occasion de la Journée nationale NON AUX MESURES DE CONTRÔLE, le 15 mai 2019, notre directrice générale Anick Lepage discute de la question avec Linda Gagnon sur les ondes de CHNC. L’entrevue est disponible en entier ici.

Profitons de la Semaine Nationale de la santé mentale pour :

MAINTENIR UNE BONNE SANTÉ MENTALE…ET RESTER VIGILANTS POUR DES SOINS ACCESSIBLES ET RESPECTUEUX DE LA PERSONNE

Droits et Recours Santé Mentale Gaspésie-les-Îles profite de la Semaine nationale de la santé mentale, qui se déroule du 6 au 12 mai, pour souligner toute l’importance de maintenir une bonne santé mentale et de rester vigilant en matière de défense de droits et d’accessibilité à des soins respectueux de la personne.

Conserver son propre équilibre émotionnel et dénoncer les abus est une responsabilité tant individuelle que collective. Aussi, parce que tout le monde à une santé mentale et qu’il ne faut surtout pas attendre qu’elle se détériore pour s’en occuper, Droits et Recours considère que cette semaine est une belle occasion pour inviter chaque personne à réfléchir sur sa propre santé mentale, à prendre soin de soi et, puisque personne n’est à l’abri, à se sensibiliser aux droits des personnes vivant un problème de santé mentale.

Toute l’équipe tient à souhaiter une excellente Semaine nationale de la santé mentale à ses membres, à ses partenaires et à toute la population.

Bonne Semaine de la santé mentale !

Témoignages recherchés

 

Pour souligner son 25e anniversaire, Droits et Recours souhaite récolter des témoignages de gens que nous avons accompagnés au fil des ans.

Vous êtes allé au bout d’une démarche en défense de vos droits avec nous? Nous souhaitons vous entendre.

À partir de votre témoignage, nous rédigerons un texte racontant votre histoire et qui sera publié dans les prochaines éditions de notre journal : « Les Ailes de l’Espoir ».

Et ne vous inquiétez pas… Votre anonymat sera respecté si c’est ce que vous souhaitez.  Donc l’invitation est lancée! Si vous voulez partager votre vécu, ce qui sera susceptible d’aider d’autres personnes comme vous à se sentir moins seules, écrivez-nous en privé au  info@drsmgim.org. Vous pouvez aussi nous téléphoner au 1 800 463-6192.

Droits et Recours 

bientôt près de chez-vous…

Vous vivez ou avez vécu une problématique en santé mentale et vous souhaitez partager votre vécu ou obtenir de l’information sur vos droits? Droits et Recours en santé mentale Gaspésie-Les-Îles se propose pour tenir des cafés-rencontres un peu partout sur le territoire. Les sujets peuvent être variés : échange de témoignages, ateliers sur vos droits en matière de soins de santé, de travail, de logements ou autre. Une conseillère en droit se déplacera tout près de chez-vous pour une session d’information sous forme de café-rencontre en groupe aussitôt que six personnes en auront fait la demande. Nous assumerons les frais et offrirons café et collation à ces occasions. Si vous êtes intéressé à participer à une activité du genre, nous vous invitons à nous contacter dès aujourd’hui par téléphone au 1 800 463-6192 ou par courriel au info@drsmgim.org.

 

 

Vous avez été hospitalisé  contre volonté?

Vous avez subi des mesures de contrôles?

Appelez-nous!

Vous avez été gardé(e) contre votre volonté en psychiatrie (Loi P-38) ?  Vous avez subi des mesures de contrôles (isolement, contention, substances chimiques) lors d’une hospitalisation ? Votre témoignage pourrait aider à changer les choses !

La plupart des personnes qui ont été gardées en établissement en vertu de la Loi sur la protection des personnes dont l’état mental présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui (Loi P-38) ou ayant vécu des mesures de contrôles ont été traitées de manière non conforme à la loi.

Si tel est votre cas, votre témoignage nous intéresse et pourrait contribuer à réparer les injustices du passé et à renforcer à l’avenir le respect des droits des personnes.